cécilia sarkozy: coups de griffes

Publié le par chevalier

Pour quelqu'un qui voulait passer inaperçu, cécilia donne une inteview  à un journal suisse "la Tribune de Geneve" . Veut-elle voler la  vedette à carla?
 Ils se sont accroché à moi comme à un gibier déclare-t'elle. Voici quelques extraits  de son interview.

Et votre précédente vie vous ne la regrettez pas un peu?

Ici on est bien, on est loin de la pression médiatique. C’est un changement radical de vie. Moi je suis un caméléon. J’arrive toujours à voir le bon côté des choses. Cela a été un grand honneur d’être la First lady. J’ai décidé de ne plus l’être. Et c’est une réelle chance de pouvoir vivre autre chose après.
Un peu d’amertume, des regrets?

J’ai été trahie par des ami(e)s proches. Je ne leur en veux pas. La nature humaine est ainsi faite. Je comprends que les ors de la République puissent en tenter plus d’un. Finalement, j’ai gagné en sérénité. J’ai gardé 70% de mes amis. Des amitiés vraies se sont révélées. J’ai laissé sur le bord de la route ceux qui m’ont fait du mal.
On a beaucoup parlé de surexposition médiatique à votre sujet. Avec le recul pensez-vous avoir commis des erreurs?

A partir du moment où l’on épouse un homme qui fait de la politique, il faut accepter les bons et les mauvais côtés de la médiatisation. A un moment, vous êtes la septième merveille du monde, à d’autres moments on vous traîne dans la boue. On ne peut pas éviter cette hypermédiatisation. Il faut l’accepter mais la gérer, ce que je n’ai pas fait.
Pourtant, on a dit à l’époque que la communication du couple Sarkozy était calée au millimètre pour restituer l’image de la famille idéale…

Je vais vous raconter une anecdote. Il y a eu la photo où l’on voyait Louis sous le bureau de son papa. Elle a été prise quand nous étions au Ministère de l’Intérieur puis publiée dans Paris Match. On a dit que cela faisait penser à la célèbre photo de Kennedy avec son fils dans le bureau ovale de la Maison-Blanche. Et que cela avait été calculé. Je peux vous dire qu’il n’y a pas eu de mise en scène. Ce jour-là, Louis était parti sous la table pour jouer avec le chien qu’on n’arrivait jamais à faire obéir. Certains y ont vu une mise en scène. Je peux vous dire aujourd’hui qu’il n’y en avait pas.

A quel moment vous êtes-vous sentie aspirée par la machine médiatique?

Quand nous étions au Ministère de l’Intérieur, j’aurais dû plus me protéger Il y a eu ces émissions comme Vivement dimanche. Je n’ai jamais été grisée par tout cela mais je considérais qu’il fallait accompagner le mouvement. Mon ex-mari convoitait la présidence de la République. Je me suis prêtée à ce jeu au nom de la transparence. Vous savez, je suis quelqu’un de très simple. Je ne calcule pas. Je pensais seulement que cela ne servait à rien de cacher notre quotidien parce qu’il n’y avait rien à cacher. Je n’ai sans doute pas assez réfléchi, je n’ai pas vu que je mettais le doigt dans un engrenage.
A quel moment pensez-vous que les choses ont basculé et que votre mise en avant est allée trop loin?

Véronique Saint Olive qui travaillait pour l’émission Envoyé spécial voulait absolument faire un reportage sur moi. Cela s’appelait «Une femme à l’Intérieur». Mon ex-mari et son responsable de la communication, Franck Louvrier, ont dit oui. On pensait tous que cela pouvait désacraliser le Ministère de l’Intérieur. Il y avait beaucoup de fantasmes et d’idées reçues sur ce qui s’y passait. Il ne faut pas oublier que le bâtiment a accueilli les bureaux de la Gestapo pendant la guerre. A partir de là, les choses se sont enclenchées. J’ai été propulsée à l’avant-scène. J’aurais dû mettre un coup de frein dès cet instant. Je n’ai ni accepté ni essayé de refuser, j’avoue avoir été prise dans le tourbillon.
Et vos rapports avec les journalistes?

Ils étaient généralement bons. Je faisais confiance. Un jour, il y a eu une journaliste de Libération, Anna Biton, qui a voulu faire mon portrait. J’ai d’abord été réticente puis j’ai accepté. Elle s’est ensuite permis de faire un livre sur moi avec des notes prises en cachette.
Et le moment où tout a dérapé?

Quand j’ai eu mes problèmes de famille les gens se sont encore plus intéressés à moi. Je ne pouvais plus rien gérer. Et puis quand j’ai divorcé du président, cela a été un tel choc, qu’ils se sont accroché à moi comme à un gibier. Et là ça été l’enfer. J’ai essayé de me débrouiller le mieux que j’ai pu. A un moment, on se dit qu’il vaut mieux faire le dos rond et aller vivre ailleurs. J’ai été trop exposée et en ai payé les conséquences.
Vous en voulez à la presse et aux journalistes?

La seule chose que je reproche à la presse c’est qu’à un moment donné cela s’est transformé chasse à l’homme. 80% des choses écrites à mon sujet étaient fausses. Honnêtement, la dérive de la presse me fait très peur. Quand on voit que Closer est le magazine le plus vendu on peut s’interroger. Le problème, ce sont les dérives de la pipolisation. On peut parler des gens connus, mais il faut les traiter différemment et arrêter de les porter aux nues pour dire le lendemain qu’ils sont affreux et pas fréquentables. Quand on veut être président de son pays c’est normal qu’on soit médiatisé. A Nicolas Sarkozy aussi on a prêté toutes sortes de choses fausses, il faut juste respecter les gens et vérifier les infos. Aujourd’hui encore je suis archisollicitée pour donner des interviews et faire des télés mais je ne donne pas suite.
Et la leçon à tirer de tout cela?

Le respect et la tolérance. Ce sont les deux mots-clés. Qu’est ce qui a poussé à faire autant sur moi? L’appât du gain? L’absence d’éthique? Le métier que vous faites est l’un des plus beaux métiers du monde. Mais il faut respecter une éthique. J’ai toujours eu de bonnes relations avec la presse. J’aimais bien lire le Nouvel Observateur, je trouvais qu’il y avait des articles de fond, sérieux. Le Canard Enchaîné aussi, il tient sa place, c’est un poil à gratter et il n’a jamais franchi la limite de la vie privée.

Publié dans revue de presse

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kéline 15/09/2008 12:36

oui intéressant de voir à quel point cette malheureuse pauvree femme a été la proie des médias, je la plains du fond du coeur ;)))bizz