Une mission composée de parlementaires, chargée d'évaluer la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat, rendra public son rapport
dans dix jours. Les conclusions mettent en avant de très sérieux dysfonctionnements.
Voilà la conclusion sous-jacente du projet de rapport d'information* que « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » s'est procuré et que les députés dévoileront dans dix jours.
Partout, à chaque niveau de l'Etat, l'heure est à la recherche - féroce - d'économies. Partout ? Oui, sauf au sommet de la pyramide, où les deniers publics sont parfois encore gérés avec
légèreté. En 2005, la mission d'évaluation et de contrôle (MEC), présidée par le député UMP Georges Tron, avait pour la première fois évalué la façon dont l'Etat gère son patrimoine
immobilier.
Ses conclusions avaient alors pris la forme d'un camouflet retentissant : non seulement l'Etat était incapable d'évaluer le nombre d'immeubles et de terrains qu'il possédait, mais la mission
était revenue avec une pelletée d'exemples révélant la folie des grandeurs de tel ou tel ministère. Trois ans plus tard, force est de constater que ce chantier-là a progressé à tout petits
pas.cliquer pour lire la suite link du "Parisien"
Mes commentaires:
Mais comment sommes nous gouvernés.L'état vend ces biens immobilliers pour les racheter plus chers. Quelle catastrophes pour les finances publiques.

Economiser sur le dos de la santé, des chômeurs, des retraités. Quand va-t'on baisser le train de vie de nos élus, qui s'arrogent des augmentations de traitement de plus de 100%
!
Et ne se privent pas de dépenser l'argent des contribuables en le donnant à des amis en leur louant des locaux à prix deux fois supérieur à celui du marché, pourquoi se
priver !! cest nous qui payons, même le champagne, les petits fours et les collants et frais de maquillage ect..
Extraits de Libération: cliquer pour en savoir plus link
"les ministères sont en train de reprendre la tutelle sur la gestion de leur patrimoine. On rentre à nouveau dans le cycle de la folie immobilière.
"Le ministère de la Culture n'empêche pas le Louvre d'aller louer quelques centaines de mètres carrés au centre de Paris à un prix très largement supérieur à celui du marché".
"Brice Hortefeux, lui, veut installer son équipe du ministère de l'Immigration dans le centre de Paris. Cela entraîne une opération immobilière extrêmement onéreuse, dans un des immeubles les
plus chers de Paris au mètre carré."
"Le ministère de l'Equipement, pour sa part, veut faire construire des tours pour 700 millions d'euros. De leur côté, les Affaires étrangères, qui ont déjà racheté l'imprimerie nationale pour 400
millions d'euros l'an passé [bâtiment qui avait été vendu par l'Etat quatre fois moins cher en 2003, ndlr], souhaitent maintenant faire construire un bâtiment, pour 100 millions d'euros, qui
n'accueillerait que trois ou quatre conférences par an.."
.
"Enfin, le ministère de la Justice, dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire de Dati, va supprimer 300 tribunaux. Pour ce faire, il va devoir opérer des regroupements de services. Ce
qui induit de nouvelles locations, acquisitions ou constructions. Non seulement, il n'y aura pas d'économies de réalisées, mais il y aura de nouvelles dépenses."
Partout, à chaque niveau de l'Etat, l'heure est à la recherche - féroce - d'économies. Partout ? Oui, sauf au
sommet de la pyramide, où les deniers publics sont parfois encore gérés avec légèreté. En 2005, la mission d'évaluation et de contrôle (MEC), présidée par le député UMP Georges Tron, avait pour
la première fois évalué la façon dont l'Etat gère son patrimoine immobilier.
En revanche, bon nombre d'établissements publics (le château de Versailles, Réseau ferré de France...) sont toujours incapables de livrer un inventaire précis. Impossible de dire s'ils disposent
de 10 000, 20 000 ou 30 000 bâtisses...
Plus grave encore, les parlementaires qui ont planché sur le sujet relèvent que des projets portant sur plusieurs dizaines de millions d'euros sont encore envisagés par certains ministères sans
prendre en compte la logique économique qui devrait maintenant s'imposer à eux.