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et vous "
L'Elysée imagine alors une autre mise en scène. François Fillon est ainsi informé que son rendez-vous qui précède le Conseil des ministres du mercredi 23 avril aura
lieu en présence d'un photographe. Un tête-à-tête, afin que personne ne doute de la cohésion du tandem?
Voici donc la photo,l'ambiance paraît glaciale Publiée dans Le Journal du dimanche, le 27, la photo ne contribue pas à l'apaisement.
D'autant que les propos tenus par le Premier ministre, dans l'interview qu'il accorde à l'hebdomadaire, provoquent une irritation supplémentaire de Nicolas Sarkozy.
«Qu'il y ait eu, entre nous, des moments de tension (...), c'est normal», avance François Fillon, pensant juste répéter ce qu'il avait expliqué sur RTL, le 13 janvier: «Il nous a fallu un peu de
temps pour trouver le bon mode de fonctionnement.»
Or, à l'Elysée, cette vérité-là déplaît. Il est vrai qu'il est inhabituel, dans la Ve République, qu'un chef de gouvernement évoque publiquement ses difficultés avec le président.
Rien, décidément, ne va plus entre les deux hommes. Nicolas Sarkozy choisit de taper du poing sur la table. Il convoque le Premier ministre pour un entretien
secret, qui ne figurera pas dans son agenda.
Le mercredi 30 avril, il revient de Tunisie à l'heure du déjeuner; à 15 h 30, François Fillon quitte l'Assemblée nationale au milieu de la séance des questions d'actualité. Il traverse la Seine
et se rend à l'Elysée.
Devant certains visiteurs, le président n'a pas dissimulé son exaspération: «Je vais lui dire de se bouger maintenant!»
Le début de la conversation est brutal: il s'agit bien d'une séance de recadrage. «Une discussion franche», raconte un conseiller du Premier ministre, tandis qu'un autre précise: «Comme
d'habitude, il y a eu beaucoup d'agacement au début, puis cela s'est dégonflé.»
Nicolas Sarkozy reproche à François Fillon ce qu'il considère comme une faute de langage - l'évocation de leurs désaccords - et lui répète qu'il doit être heureux à Matignon.
Il ne le comprend pas et interprète son absence de bonheur comme un manque de sens politique et de volonté de combattre. «Fillon le désespère», assène même un proche de l'Elysée.
Claude Guéant constate: «Ils travaillent ensemble. Ce n'est pas la peine de savoir s'il y a, en plus, de l'affection entre eux.»

Une dame se présente chez le pharmacien.
- "Bonjour monsieur! je voudrais de l'acide acétylsalicylique, SVP !"
- "Vous voulez dire de l'aspirine ?"
- "Ha ! oui, c'est cela... je ne me souvenais plus du nom."
"c'est idiot
mais ça m'amuse"